Contes et légendes du Dévoluy à raconter aux enfants

Souvenez-vous de ces soirées d'été autour d'un feu de camp, à se raconter des histoires et légendes, certaines plus effrayantes que d'autres...



Amateurs de contes et légendes, cet article est fait pour vous ! Vous y trouverez des histoires d'amour, des légendes sur la création du massif, des histoires de loup... A vous de piocher parmi ces légendes du Dévoluy pour les partager avec vos enfants et petits-enfants, et les faire frissonner ou pleurer de rire ! 
La liste des histoires sélectionnées dans l'article étant non exhaustive, à vous de nous partager également vos histoires préférées du Dévoluy !
Inspiré du second ouvrage écrit par André Borel, "Dictionnaire vagabond d'un berger du Dévoluy" sorti en 2019, cet article tire la majorité de ses informations du livre.

Un massif qui n'a pas livré tous ses secrets



Si les scientifiques installés sur le plateau de Bure, au sein de l'observatoire NOEMA de l'IRAM (Institut de Radioastronomie Millimétrique), étudient en continu les secrets de notre galaxie à l'aide des 11 antennes de 15 mètres de diamètre (découvrir la visite virtuelle du plateau et des antennes), il n'en reste pas moins que l'homme n'a pas encore fini de découvrir de nouveaux trésors dans le Dévoluy. A l'instar des fameux chourums qui ont façonné le massif du Dévoluy au fil des millénaires. Près de 580 chourums ont été répertoriés dans Le Dévoluy : la commune de Saint Disdier en compte 165 à elle seule ! Tantôt utilisées comme lieu de refuge par les ours, tantôt utilisées comme un déversoir de crue pour le système souterrain, ces cavités naturelles fascinent et interrogent toujours autant l'Homme.

Du sous-sol jusqu'au Pic de Bure, Le Dévoluy se distingue par sa géologie caractéristique : la typologie karstique de notre massif montagneux séduit bon nombre de géologues, experts et amateurs, par "son relief spécial de surface et souterrain, tourmenté et creusé de mille manières", comme le définit André Borel dans son ouvrage. C'est d'ailleurs cette spécificité calcaire du massif qui a inspiré le film du même auteur, réalisé en 2019, intitulé "Dévoluy, de l'ombre à la lumière". Une invitation dans les entrailles de notre massif qui n'a pas encore livré tous ses secrets, un voyage initiatique de près de 30 minutes conté par l'enfant du pays. (DVD disponible en vente dans nos offices de tourisme)

Contes et légendes du Dévoluy 

Une histoire de chourum... et de fécondité !

Le Puits des Bans est un des fameux chourums du Dévoluy, parmi les plus connus, servant de déversoir aux eaux souterraines et régulièrement rempli par les Gillardes (exsurgences) en crue. Cette cavité de 220 mètres de profondeur sur 1 500 mètres de galeries, a sa propre légende locale. 
Au XIXe siècle, lors de la publication des bans, les jeunes mariés  s'y rendaient et la jeune épouse sautait par-dessus la cavité pour gagner en fécondité.
Extrait tiré du livre "Dictionnaire vagabond d'un berger du Dévoluy".

Le grand saut de la pucelle  

Cette légende raconte qu'une jeune pucelle du hameau de Giers allait se marier avec son amoureux, mais le seigneur de Malemort ayant vu cette belle créature, la poursuivit avec son cheval. Pour échapper à son assaillant, la pucelle sauta au-dessus de la Gorge des Etroits de la Souloise, et fut alors sauvée, le cheval du seigneur ayant refusé de sauter à son tour. Cachée dans le hameau de l'Enclus, elle aurait rejoint son fiancé. Depuis on donne ce nom au passage le plus resserré des Etroits de la Souloise, gorge creusée par le torrent tout près de son confluent avec le ruisseau du Rif.

Les géants du Dévoluy

La légende raconte que, jadis, les géants l’Obiou, le Grand Ferrand, le Pic du Bure et le Faraut se battaient à coups d’énormes blocs de pierre. Ils puisaient leurs munitions dans la vallée de la Souloise, seul cours d’eau traversant Le Dévoluy. Ainsi, à force de batailles, ils creusèrent une sorte de berceau en formant un mur élevé autour de celui-ci. Ayant abusé de leur puissance, les quatre géants furent changés en sommets. Le Dévoluy est donc considéré comme une véritable citadelle, défendue par plusieurs géants, partageant ses remparts avec l’Isère et la Drôme.

La peur du siècle

Tout le monde sait que le loup a vécu des siècles dans Le Dévoluy avant d'être éradiqué. A son retour dans les années 2000, le voilà qui suit les traces et sentes de ces aïeux. Il se tapit dans la grotte de Costebelle, où il fait ses petits. Cette grotte, aujourd'hui connue sous le nom de "loup blanc", sera également le théâtre d'une journée d'épouvante pour deux randonneuses, qui se trouveront alors nez à nez avec des louveteaux !

Une histoire de loup qui va vous faire frissonner

Un colosse dévoluard de l'Enclus partit pour chasser le loup du côté de Bois Rond, et se trouve nez à nez avec la bête. L'animal pensant sa dernière heure arrivée, sauta sur l'homme. Une violente bagarre s'en suivit et se termina aux portes du village, qui vit la mort des deux protagonistes sur le pas de la porte de la ferme. Le loup fût dépecé et sa peau pendue au pignon de la maison, afin de montrer à ses congénères à quoi s'en tenir.

Une histoire de confinement... au XIXe siècle

Si aujourd'hui nous avons connu une période de confinement dans la crise sans précédent du coronavirus, il n'en était pas de même lors de l'épidémie de la peste qui décima Le Dévoluy au début du XIXe siècle. Pour éviter la propagation de la maladie, les morts de Saint Disdier seront enterrés dans le vallon du Mas, en altitude pour plus de sécurité. Les tombes encore visibles sont aujourd'hui recouvertes de cailloux.

« La Bonnetière » du Col du Festre, pas très polie !

Saviez-vous qu’à l’origine, Notre-Dame du Dévoluy regardait la vallée en tournant ainsi le dos aux voyageurs ? Installée en 1956 pour protéger les habitants, c’est en 1980 que la « Vierge à l’enfant » est alors tournée vers la route pour accueillir les visiteurs. A l’initiative de cette démarche insolite, le curé de la paroisse de l’époque, le Père Théo, qui a beaucoup œuvré en faveur du tourisme dans le Dévoluy. 

La légende du chapeau (contée par le Père Théo)

Jadis, tous les dimanches, les fidèles montaient à pied de Saint Disdier à Mère-Eglise pour assister à la messe. Le bon curé du village les accompagnait, mais au moment de partir, il ôtait son chapeau et le posait bien en vue sur le bord du chemin. Il partait ensuite en tête de la procession et tout le monde arrivait ainsi, après une petite heure de marche. Le bedeau qui les attendait faisait entrer les fidèles dans l'église. Le bon curé se rendait à l'autel sur lequel....Ô miracle, se trouvait son chapeau ! Tous les dimanches le miracle se renouvelait et le bon curé restait énigmatique, parlant de miracle !
Pendant des siècles, le mystère resta entier. Jusqu'au jour où l'on découvrit la présence d'un souterrain partant de Saint Disdier et menant à Mère-Eglise. Le mystère fut alors élucidé. Le bedeau s'emparait du chapeau après le départ de la procession, prenait le raccourci du souterrain et arrivait le premier, déposant le chapeau sur l'autel. 

Les secrets du paquebot des neiges



Il plaît par son architecture autant qu'il est décrié : il s'agit bien entendu du bâtiment du Bois d'Aurouze construit à Superdévoluy dans les années 1960, à la naissance de la station. Saviez-vous que l'édifice détient le label "Architecture contemporaine remarquable" décerné par le Ministère de la Culture ?
Bâtiment-bloc de 200 mètres de long, 56 travées de 3,50 mètres de large et 12 à 14 niveaux, la résidence du Bois d’Aurouze comprend tous les équipements nécessaires au fonctionnement de la station. À chaque niveau, les studios sont desservis de part et d’autre d’un couloir central. Un plan astucieux permet de réduire les surfaces des "cellules de vie" au strict minimum, de 23 à 31 m² pour 4 personnes. Ce "paquebot des neiges" répond à la demande moderne du séjour tout-compris. Le vacancier abandonne sa voiture à l’entrée de la station : il se déplace à pied dans le périmètre réduit de la résidence, à skis dans l’espace infini du domaine skiable. Le bâtiment, conçu par Henry Bernard (1912-1994, Premier grand prix de Rome, il réalise notamment la Maison de la radio à Paris entre 1952 et 1963), associé à l'architecte Maurice Fournier, est construit entre 1967 et 1972. (source : site culture.gouv.fr)
Secret vécu durant la construction en 1968
Au départ, dans les couloirs du paquebot, un circuit intérieur de télévision diffusait des émissions spéciales pour Superdévoluy, provenant d'un studio d'enregistrement propre à la station. Sans doute pas de hasard, lorsque l'on sait que le Bois d'Aurouze est un proche cousin de la Maison de la radio à Paris, du même auteur...

Un PMU ovin en Dévoluy

Le dimanche, pour divertir les ouvriers qui travaillaient à l'époque 15 jours d'affilée, mais aussi les vacanciers, un tiercé se jouait sur les parkings. Sur la ligne de départ, des moutons, amenés par deux vieux bergers, Martial Aurouze et Aimé Chaix. Faire courir un mulet et un âne n'est pas chose aisée, mais faire courir 15 brebis en pleine après-midi, seul leur berger était capable d'un tel exploit !

La guerre des mondes

Alors que des scientifiques installés sur le plateau de Bure détectent une transmission venue d'une autre galaxie, ces derniers n'imaginent pas un instant que l'Humanité est en péril. Pourtant, il semblerait bien qu'une invasion extraterrestre s'apprête à détruire le monde... Seuls quelques humains tenteront de survivre dans un univers totalement déserté, dans Le Dévoluy... Réalité ou fiction ?

Encore plus d'histoires à découvrir

Vous rêvez d'en savoir plus sur les secrets du Dévoluy ? Voici une liste non exhaustive de la bibliographie et filmographie du Dévoluy.
Bibliographie sur Le Dévoluy
  • "Dévoluy : Traces et mémoire" - Yvan Chaix, 2006.
  • "Dévoluy et Gapençais" - Guillaume Laget, 2010.
  • "Dictionnaire vagabond d'un berger du Dévoluy" - André Borel, 2019.
Ouvrages dédiés à la construction de la station de Superdévoluy
  • "Naissance d’une nouvelle station de sports d’hiver : Superdévoluy" - Robert Mériaudeau,  Revue de géographie alpine, 1967.
  • Station de Superdévoluy, Stations de sports d’hiver du département des Hautes-Alpes : inventaire des principes d’urbanisme et d’architecture - Jean-François Lyon-Caen (dir.), École d’architecture de Grenoble/DRAC PACA, 2005.
  • "Superdévoluy : la deux chevaux des stations alpines" - Sophie Masse, Philippe Grandvoinnet, La Pierre d'angle, n°64, La Montagne apprivoisée, juillet 2014.
  • "Superdévoluy : l'épopée d'une invention collective" - André Borel, préface de Luc Alphand, 2016.
Films tournés dans Le Dévoluy

Crédits photos : Kina Photo, André Borel, IRAM, Canal Plus
 

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